Environ 140 étudiants des différentes écoles étaient présents pour l’A.G.
Mme Bordes, directrice du pôle EJE de l’IFRASS nous a d’abord fait un point sur la réunion de vendredi au niveau national de l’AFORTS (L'Association Française des Organismes de formation et de Recherche en Travail Social, regroupant 150 centres de formation) :
Les centres de formation sont diversement impliqués dans le mouvement, et le problème de la gratification touche différemment les diverses régions. L’AFORTS tente de se mettre au clair au plan national, sur la question de rester solidaire et de décaler tous les stages. Ils mettent en avant le côté discriminatoire de la différence entre privé et public, et revendiquent d’abord sur ce point là, pour ne pas mener plusieurs batailles en même temps. Le combat pour l’égalité de traitement pour les niveaux 4 et 5 viendrait plus tard. Ils sont également pour l’organisme tiers financeur. Ils veulent se mobiliser avec les étudiants et non pas à côté d’eux.
Ensuite, Mme Bordes nous a parlé de la réunion régionale de mardi (au niveau régional sont regroupés : ERASME, ST Simon, IFRASS, ERAS, la Croix Rouge et Limeyrac), en présence d’une représentante du Conseil Régional :
Les régions de France regroupées dans l’ARF (Association des Régions de France) vont se réunir prochainement. Elles vont également faire un retour au Conseil d’Etat sur la mise à mal de nos formations. La DGAS demandait jusqu’alors d’appliquer la gratification, et est « tombée de haut » en apprenant les difficultés de la mise en place de la circulaire, et a enfin pris conscience de l’impact du texte et du mouvement national des étudiants. Elle demande également de répertorier tous les noms des stagiaires ne pouvant pas partir en stage, ce que l’AFORTS a refusé (ils diront en revanche COMBIEN d’étudiants sont touchés, pour ne pas tomber dans un fichage des étudiants).Ils sont également contre les « bricolages » proposés (découpage des stages...).
Enfin, la représentante de la région est prête à nous recevoir le plus rapidement possible autour d’une table ronde où seront également présent les représentants des centres de formation.
Un point a ensuite été fait sur la réunion inter-écoles du vendredi 28 à Bordeaux (voir autre article pour compte rendu détaillé). Il en ressort qu’un mouvement de coordination est en train de se mettre en place. 4 représentants des écoles de toutes les régions se rendront dans une ville encore à déterminer (Paris, Lyon, Limoges ?), les 10 et/ou 11 avril pour l’élaboration de revendications nationales, et la coordination du mouvement.
Une mobilisation nationale décentralisée se tiendra jeudi 3 avril (voir autre article pour les détails de l’opération « flash-mob » à Toulouse). L’impact médiatique et la mobilisation de l’opinion publique ont été discutés. Les médias nous ayant quelque peu ignoré lors de la manif du mercredi 26, nous avons débattu sur les modes d’action. Un communiqué de presse est en cours d’élaboration, pour une diffusion locale et nationale. Dans ce sens, il faut noter la présence à Toulouse, dans le cadre du grenelle de l’insertion, de Martin Hirsch et de Rachida Dati les 10 et 11 avril, et une action sera mise en place (réfléchie, intelligible et pacifique) pour interpeler et se faire entendre.
Enfin, a été évoqué le fait que des étudiants se sont mis en grève dans plusieurs centres de formation. Le débat fut vif sur la question, et la distinction entre grève et blocage a été rappelée. Il a été voté qu’une nouvelle A.G aura lieu (en début de semaine prochaine, probablement mardi prochain, où l’appel à la grève sera mis au vote.
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